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Volcan-Poas-Clau

Pendant mon court séjour au Costa Rica, je me suis imprégnée de l’ambiance « PURA VIDA » de ce petit pays 100% nature.

Après les 15h de voyage pour arriver à destination, je suis toute euphorique ! C’est tellement plaisant de retrouver la langue, la chaleur et le style propre à l’Amérique Latine ! Et l’Océan Pacifique…je le retrouve, après notre 1ère rencontre au Chili en 2010 🙂

La philosophie des « Ticos »…

Dès qu’on met un pied au Costa Rica, on découvre l’expression « pura vida » qui est servie à toutes les sauces ! Les « Ticos » (les Costariciens ont été surnommés ainsi à cause de leur habitude d’utiliser le suffixe « tico » pour dire « petit/mignon » – tel que le suffixe « ito » en Espagnol, comme dans « bonito ») en usent et en abusent. Mais ces deux mots représentent tout simplement le credo de toute une population, du jeune dans la rue jusqu’au Président de la République, en passant par les commerçants et les curés. En toute cohérence, ils adoptent aussi une attitude décontractée et prônent une vie simple. Ce qui en fait un lieu particulièrement agréable à vivre.

Je suis surprise par l’organisation, la propreté et l’esprit écologique revendiqué ici. Ce pays mérite bien son surnom de « Suisse de l’Amérique Centrale ». J’appréhendais une vie à la Nord-Américaine, mais finalement, à part le son « R » qui n’est pas roulé, mais prononcé à l’anglaise (ce qui est très déroutant) et quelques expressions empruntées de l’anglais, tels que « chillear » (qui vient de chill out : se détendre) ou encore chequear (to check : vérifier), pour n’en citer que deux, les Ticos sont profondément latinos !

Plage ManuelAntonio
Plage ManuelAntonio

Le Parc Manuel Antonio

Je séjourne à l’hôtel Mansion Inn, dans un penthouse avec balcon offrant une vue plongeante sur le Pacifique. Ce superbe hôtel possède une piscine mais aussi une immense terrasse avec une vue panoramique (360°) à couper le souffle. C’est tellement agréable de commencer la journée avec un petit-déjeuner face à ce décor époustouflant, bercé par les chants (et les cris) d’oiseaux très étranges, tous plus colorés les uns que les autres. Au Costa Rica, toutes les journées commencent traditionnellement par un « Gallo Pinto », plat typique à base de riz, de haricots noirs et de sauce Lizano, dont les Costariciens raffolent (et ne se lassent visiblement jamais).

Depuis cet hôtel, nous descendons directement sur la plage (15 minutes de marche) en passant par une petite forêt où nous croisons un paresseux. La plage est pleine de charme ; elle offre elle aussi un moment de détente avant de commencer la journée.

Paresseux au Costa Rica
Paresseux au Costa Rica

Fins prêts, nous nous rendons à la marina pour un départ en catamaran… On nous conseille d’être à l’affût car des dauphins, voire des baleines, peuvent se montrer, mais nous n’avons pas cette chance… De même, pour le snorkelling, nous ne sommes pas très chanceux. C’est la saison des pluies, l’eau est donc très brassée et ne permet pas de bien voir les poissons. Mais apparemment, même de façon générale, ce spot n’est pas le plus propice du pays pour cette pratique. Mieux vaut privilégier le parc du Corcovado (requins) ou encore les îles (telles que Isla del Caño ou Isla del Coco, tout particulièrement pour la plongée).

Pour voir la jungle avec un peu de hauteur, je conseille vivement une excursion avec Midworld. Lors d’un parcours dans la canopée (l’étage supérieur de la forêt), entre tyroliennes et descentes en rappel, on fait le plein de sensations fortes et on profite au maximum de la forêt tropicale ! Un bonus inoubliable avec la descente « superman » où l’on parcourt plus d’un kilomètre en volant comme le super-héro à 70 km/heure, grand frisson garanti ! Je suis contente d’avoir pris ma GOPRO 🙂

Le lendemain, nous partons pour le Parc Manuel Antonio. Il est vraiment préférable d’y aller avec un guide, non pas pour ne pas se perdre (car le large chemin est très bien indiqué) mais parce qu’il a l’œil pour repérer les animaux cachés (caïman, lézard, paresseux à deux doigts – différent de celui que j’ai vu hier- …) et surtout pour expliquer la vie de la forêt, ses insectes, plantes, ou encore la fonction des lianes… Alejandro me raconte l’organisation de la Nature et comment nous pouvons y trouver des réponses sur nos propres problématiques. Cela laisse pensif. En arrivant sur la plage, on ne peut résister à la tentation… l’eau est tellement bonne, le lieu est tellement sauvage… Dans ce décor du bout du monde, la baignade est un délice… Le fait que ce soit la basse saison explique la tranquillité des lieux (qui sont sur fréquentés en saison sèche).

Crocodiles Tarcoles
Crocodiles à Tarcoles, au Costa Rica

Sur le chemin pour San José, nous nous arrêtons à Jaco, station balnéaire prisée des Joséfinos (habitants de la capitale), pour un repas typique, le « casado » à base de riz, haricots, bananes plantains et du poisson… « super rico » ! En chemin, je fais mes achats de souvenirs : café, fruits confits, pâte de fruits, liqueur à base de Rhum et cigares. Puis au-dessus du pont de Tricoles, nous observons une quinzaine de crocodiles. Ils sont là, tranquillement à se baigner ou à se reposer sur la plage ! Nous sommes chanceux, il fait beau, du coup nous sortons de la voie rapide pour rejoindre la capitale par la campagne… Plein de petites maisons toutes mignonnes, des scènes de vie, simples et vraies.

San Jose et le Volcan Poas

La capitale

La ville de San José est contemporaine, il n’est pas nécessaire d’y passer trop de temps. Les amateurs de culture peuvent se régaler avec les nombreux musées (celui de l’or, du design…). Pour les autres, le programme se résume à flâner dans les diverses avenidas et parcs municipaux, ou à simplement profiter d’un café en terrasse en regardant défiler la vie quotidienne des Ticos.

Le volcan Poas, le cratère coloré

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Aujourd’hui, nous grimpons dans les montagnes voisines, pour aller voir le volcan Poas.

En chemin, nous nous arrêtons dans une plantation de café où notre guide nous explique le processus de culture et de torréfaction pour obtenir le précieux breuvage. Après une rapide balade dans la forêt luxuriante (comptez 1h de montée), nous arrivons à un superbe belvédère surplombant le cratère du volcan. Il est majestueux et fumant. Je suis impressionnée par sa taille, c’est l’un des plus grands du monde ! Il a dû être impressionné lui aussi par ma visite, car 72h plus tard, une éruption phréatique est survenue ! Vidéo sur notre page Facebook – soyez attentif à la 15ème seconde!

Nous continuons la promenade jusqu’à une lagune vert émeraude qui se découvre progressivement, sortant de la brume. En redescendant, un arrêt au centre d’informations permet de mieux comprendre cette formation géologique et les différents écosystèmes.

Sur le retour, je recommande vivement de déjeuner chez Freddo Fresas, des gens sympas et une cuisine familiale de qualité !

Pour conclure, je dirais que le Costa Rica est un pays bien à part, avec les couleurs et la chaleur d’Amérique Latine, un brin de rigueur européen et le sens du service nord-américain (« con mucho gusto »), c’est un bonheur. On en repart le cœur rempli de joie et de bien-être !

Mon album photos du Costa Rica

Organiser son voyage au Costa Rica

Claudine

L'auteur Claudine

Après un périple en Amérique du Sud, au cœur de la culture latino-américaine, je m’éprends de la Colombie : sa diversité et son authenticité. J'y retourne régulièrement et, à chaque fois, c'est un coup de cœur.

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