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Costa Rica sign with a beach background

Suite de la première partie du voyage de Séverine au Costa Rica

3/ Voyager à moindre coût !

Après avoir vanté quelques-unes des belles découvertes que l’on peut faire avec un véhicule de location à travers le Costa Rica, abordons maintenant un des sujets phares pour l’organisation d’un voyage : le budget !

Si le billet d’avion représente une grosse part de l’enveloppe finale, les excursions avec un guide et autres visites accompagnées peuvent vite faire grimper le tarif.

C’est pourquoi louer un véhicule est une bonne alternative :

– entre 50 et 100 USD la journée de location (en fonction de la catégorie de la voiture et de la durée de la location) à diviser par le nombre de passagers,

–  l’essence : il faut compter en moyenne entre 550 (0,90 €) et 650 colones (1,10 €) pour 1 litre d’essence,

– l’Interaméricaine qui traverse le Costa Rica du nord-ouest au sud-ouest comporte quelques tronçons payants. Mais les sommes restent dérisoires en comparaison des tarifs que nous sommes habitués à régler en France… (entre 500 colones – 0,80 € et 1000 colones – 1,70 €)

4/ Voyager en autonomie mais bien équipé !

Ce n’est pas parce qu’on loue un véhicule et qu’on voyage en liberté qu’il faut pour autant négliger la préparation de l’itinéraire ! Et oui, n’oubliez pas que nous parlons du Costa Rica et pour mettre toutes les chances de son côté, l’aventure, ça s’organise un minimum.

1/ Bien qu’il existe une saison sèche et une saison des pluies, la météo sous les tropiques peut être capricieuse. C’est pourquoi, on recommande vivement la location d’un véhicule tout terrain pour pouvoir accéder aux parcs et autres plages isolées sans encombre.

2/ Avant toute escapade, il faudra s’assurer que le réservoir d’essence est suffisamment rempli pour ne pas risquer la panne sèche… Assez problématique si cela arrive au fin fond du pays !

3/ De plus, comme je l’ai indiqué précédemment, l’orientation au Costa Rica peut vite tourner au casse-tête chinois ! La signalisation est presque inexistante, et les cartes routières ne sont pas forcément exactes ni très précises comme celles que nous avons l’habitude d’utiliser en Europe. Voici quelques conseils pour optimiser votre auto-tour et éviter de perdre du temps.

La plupart des sociétés de location propose des GPS (en français). Le principal avantage est que les coordonnées des hôtels les plus connus ainsi que les points d’intérêts touristiques sont déjà rentrés, ce qui facilite le trajet.

Il existe aussi des bornes Wi-Fi que l’on peut brancher dans la voiture. Cette solution offre plusieurs avantages : elle permet d’accéder à des sites comme « Waze » : GPS social où chaque utilisateur rentre en temps réel les embouteillages, accidents ou autres informations importantes sur le tronçon que vous aurez sélectionné. Il propose aussi des itinéraires alternatifs plus rapides, moins encombrés ou moins chers.

Grâce à cette borne, vous aurez internet où que vous soyez : dans votre voiture, dans votre chambre d’hôtels, sur la plage ou en pleine jungle ! Et tout cela sans frais puisqu’il vous suffira de déconnecter « l’itinérance » de votre smartphone, et d’activer le wifi et le tour est joué !

Mais attention, ces solutions ont malgré tous leurs limites !

Alors, munissez-vous aussi des bonnes vieilles méthodes de nos aïeux : une carte routière papier ! Car, même si elles ne sont pas toujours bien détaillées, elles donnent quand même une vague idée de la direction à suivre ou des environs à explorer.

Et n’hésitez pas à demander conseil aux gens du coin : les costariciens sont bienveillants et essaieront de vous aider du mieux possible !

SAMARA - Restaurant Gusto Beach (3)

5/ Et si malgré tout, un grain de sable, ou plutôt un bain de boue… se met en travers de votre chemin !

Lors de mon dernier périple au Costa Rica au mois de mai, j’avais tout bien préparé pour réaliser mon auto-tour sur la Péninsule de Nicoya, du moins c’est ce que je pensais… : véhicule en bon état, carte routière sur papier waterproof – très appréciable par temps de pluie, borne wifi branchée non-stop sur l’allume-cigare de la voiture, carte routière numérique du pays téléchargée depuis la France via « mapsme », sans oublier l’application « Waze », bien utile pour explorer des lieux plus isolés, et pourtant … !

Le mois de mai est une période transitoire au Costa Rica : le soleil est présent une bonne partie de la journée, mais les soirées peuvent être abondamment arrosées.

Nous voilà désormais dans la région de Samara, lieu idéal pour profiter des criques sauvages tandis que les amateurs de glisse profiteront de la tranquillité de l’océan pour apprendre à surfer.

Nous décidons de mettre le cap sur la côte pour découvrir une jolie plage sauvage dont on nous a vanté la beauté : la « playa Barrigona ». Il fait plutôt beau en ce début de matinée. Aussi, pour avoir toute la journée devant nous, on opte pour un départ matinal. Les téléphones sont rechargés, la borne wifi branchée, nous voilà enfin prêtes pour approfondir ce secteur un peu plus reculé du Costa Rica !

On débute sur une jolie piste carrossable qui s’enfonce petit à petit dans la forêt. Très prévoyantes que nous sommes, notre conseiller du jour nous a dessiné un joli plan où figure l’itinéraire à suivre pour atteindre le fameux site de « Barrigona ». Sans être loin du village, l’endroit est somme toute bien isolé : plusieurs pistes se succèdent, des intersections, des panneaux de B&B… Mais nous sommes confiantes, munies de notre plan et de notre indispensable application « Waze » sur laquelle nous misons tout depuis une semaine, nous sommes prêtes à aller au bout du monde… L’écran de téléphone affiche plusieurs pistes pour atteindre notre superbe plage. Mais qu’est-ce qui différencie une piste inondée d’une piste carrossable sur Waze…. RIEN ! Tant qu’on n’y a pas les pneus, on ne peut pas savoir. Ah oui, une chose importante que j’ai oublié de mentionner : il a bien plu la veille, un gros orage qui a duré presque 1h : une belle averse tropicale !

On décide donc de prendre la 1ère piste à gauche, celle où il est indiqué « B&B Paraiso del Cocodrilo » (comprenez « Paradis du crocodile »), celle qu’on pense reconnaître sur notre plan. En effet, on constate qu’il y a quelques flaques d’eau, assez éparses au début. Puis, plus nous pénétrons dans la jungle, plus la piste se fait étroite et boueuse. Selon nos calculs, la plage ne devrait plus être très loin, donc on décide de poursuivre, à notre petit rythme, notre progression. Mais les conditions se compliquent : la pluie a creusé d’énormes trous sur le chemin laissant place à de grosses flaques… plus ou moins profondes. Bien vite, on découvre qu’on a sous-estimé l’ampleur de celles-ci et on se retrouve bloquées, embourbées dans une marre d’eau avec le caoutchouc de protection du bas de caisse arraché. Aïe aïe aïe : restons calmes, que faire dans une telle situation… Rapide brainstorming : nous sommes seules en plein milieu de la jungle, sans personne pour nous aider, alors que faire ?

1ère étape : sortir de ce « trou » (dans tous les sens du terme) : un bon coup d’accélérateur, et nous voilà hors de l’eau. Ça, c’est fait…

2ème étape : que faire ? Poursuivre ? Inutile, la motivation d’aller se prélasser sur la plage n’est plus trop là. Alors, c’est décidé, on fait demi-tour. Tant bien que mal, on réussit à prendre la piste en sens inverse. Mais dans un sens comme dans l’autre, la flaque est toujours là, bien présente et bien profonde. Alors, c’est reparti : on accélère, on continue jusqu’à glisser dans le trou formé par la boue, et là, on se souvient de ce qu’on nous a appris : ne jamais s’arrêter, toujours accélérer ; alors on accélère jusqu’à sortir de la flaque. Mais cette fois-ci, c’est fini… de la fumée sort du capot, du liquide vert coule sous les roues, la voiture est immobilisée et ne démarre plus. Cette fois, on a fait le radiateur…

Costa Rica Jungle
Les pluies sont passées par là

Re-brainstorming : on garde son calme, on relativise, après tout ce n’est que du matériel, on va bien… Points positifs : on a internet et nos téléphones chargés, pas si mal quand on est en galère en pleine jungle. J’appelle mon correspondant sur place pour lui faire part de notre petite mésaventure : photos à l’appui, il nous conseille vivement de contacter l’assistance et le loueur pour que quelqu’un vienne nous dépanner ou plutôt… nous remorquer. 1er problème : réussir à lui expliquer où nous sommes… Mise à part leur dire qu’il y a de la boue, qu’on est sur une piste isolée en pleine jungle, qu’on est entouré de gros singes hurleurs et qu’on a lu qu’il y avait des « cocodrilos » dans le coin, on n’en sait pas plus. Et c’est là qu’intervient la technologie : géolocalisation par « waze » envoyée ! Après de longs appels, nous voilà rassurées quand le mécanicien nous dit : « on vient avec la dépanneuse, on sera là d’ici … 5h… ». Ah ! 5h en pleine jungle, c’est bien un peu long… mais quelques distractions vont vite nous occuper.

Au loin, on aperçoit un gros 4×4 s’approcher. Malgré nos grands signes pour qu’il fasse demi-tour, il décide de s’avancer à vive allure jusqu’à se retrouver bloquer derrière notre voiture immobilisée sur la piste. Trois surfeurs américains, plutôt charmants au 1er abord, sortent du 4×4 et nous demandent de bien vouloir déplacer notre voiture pour les laisser passer. Petit à petit, le ton monte et ils nous expliquent très clairement que si on ne trouve pas de solutions, ces – beaucoup moins charmants – jeunes hommes, vont tout simplement la pousser… Et là, miracle : notre voiture démarre ! Après toutes ces péripéties, à 17h, notre sauveur arrive enfin au volant de sa dépanneuse, suivi par un employé de la société de location dans un joli 4×4, tout beau, tout neuf, pour remplacer le nôtre.

A nous l’aventure sur mesure : on oubliera les pistes et les chemins boueux pour la suite du périple !

Morale de cette histoire : l’auto-tour, c’est fantastique, mais encore plus quand on prend une assurance tout risque !  

Grâce à notre équipe sur place et à l’assurance tout risque que nous avions souscrite le jour de la prise du véhicule, cette mésaventure s’est terminée par de gros éclats de rire, et des anecdotes plutôt rigolotes à raconter à notre retour !    

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Séverine

L'auteur Séverine

J'ai eu l'occasion de réaliser mon rêve de voyage et de partir plusieurs mois en Amérique Latine en sac à dos. Du Machu Picchu au Pain de Sucre, en passant par l'altiplano, je partage aujourd'hui ma passion au quotidien.

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