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image à la une-Koya-Okuno-in-Jizo

Jours 11 et 12 : Koya, la montagne sacrée

Lors de notre escale à Kyoto (carnet de voyage – Kyoto et ses environs – partie 5), nous avons particulièrement apprécié la douceur de vivre de la petite ville de Nara, le marché coloré de Nishiki et la beauté du sanctuaire Fushimi Inari (à la hauteur de nos attentes).

Jour 11 :

Pour atteindre le mont Koya depuis Kyoto, il faut compter environ trois heures via Osaka et emprunter divers moyens de transport.

Nous commençons par la visite du temple bouddhique Kongobu-ji, le temple principal de la secte shingon. Imposant, il abrite un pavillon décoré de magnifiques fusuma peints (panneaux coulissants) et le plus grand jardin zen du Japon. À l’intérieur, tout le monde s’active pour préparer l’anniversaire de Kobo Daishi (le 15 juin), le moine qui a établi l’école shingon du bouddhisme ésotérique au IXeme siècle à Koya San. Il est l’une des figures religieuses les plus vénérées du Japon.

Jardin du temple Kongobu-ji, le plus grand du Japon
Moment de zénitude au jardin du temple Kongobu-ji

Puis direction le monastère Ekoin où un moine nous accueille et nous conduit dans notre chambre traditionnelle japonaise. Au mont Koya, les hébergements se font uniquement dans des monastères. La nuit en shukubo fait partie intégrante de la découverte du mont Koya et de ces différentes facettes. On y dort sur un futon et y déguste une cuisine végétarienne bouddhique shojin-ryori. Les salles de bain sont communes, comme dans la plupart des ryokan.

Monsatère Eko-In
Une expérience unique au monastère Eko-In

Notre visite se poursuit au temple bouddhique Okuno-in, entouré d’un immense cimetière au cœur d’une forêt de cèdres centenaires. Certains sont classés trésors nationaux. Une ambiance particulière règne en ce lieu spirituel et apaisant. Après avoir franchi plusieurs ponts, nous atteignons le Torodo (pavillon des lanternes) où deux lampes brûlent depuis plus de neuf-cent ans. À l’arrière, se trouve le mausolée de Kukai où, selon la légende, Kobo Daishi continue à méditer. Les moines lui apportent chaque jour plusieurs repas.

Sur le chemin du retour, nous nous imprégnons de cette ambiance poétique et sereine. Nous sommes toutes petites face à l’immensité de la forêt de cèdres. Les tombes sont envahies par la mousse et les statues des Jizo veillent sur le repos des disparus et de leurs âmes.

Une statue à Okuno-in Koya
Une statue des Jizo à Okuno-in, le plus grand cimetière du Japon !

Retour au monastère pour une séance de méditation Ajikan avec le moine Mashi qui nous initie aux techniques de respiration nécessaires à cette méditation. C’est détendu que nous dégustons notre repas végétarien composé, entre autres, de tofu goma et de tofu koya.

À la tombée de la nuit, nous retournons au cimetière avec le moine Mashi pour une visite riche en enseignement. Un moment inoubliable à la lueur des lanternes qui éclairent les sentiers.

Jour 12 :

Le lendemain matin, réveil aux aurores pour assister à la prière. Les moines récitent (ou plutôt chantent) des sutras devant une image du Bouddha pour lui rendre hommage puis ils remercient les ancêtres. Une expérience unique et incroyable !

Nous assistons ensuite à la cérémonie du feu Gomakito lors de laquelle le moine supérieur brûle les vœux des fidèles. La fumée les emporte pour qu’ils se réalisent. La veille, nous avons, nous aussi, remis nos vœux sur des petites plaquettes de bois qui ont été brûlées lors de cette cérémonie.

Conseil Altiplano : nous vous recommandons fortement cette nuit en monastère car seuls les hôtes des shokubo peuvent participer aux offices. Le mont Koya est une expérience unique à vivre lors d’un voyage au Japon.

Dernière étape de nos aventures : l’île de Naoshima !

Elodie

L'auteur Elodie

Passionnée jusqu'au bout des doigts par la Chine, je me suis ouverte à de nouveaux horizons tout aussi trépidants. Je vous partage mes coups de cœur, conseils et anecdotes, avec une pointe d’Indonésie, un soupçon de Birmanie et un zeste de Sri Lanka.

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