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Carnet de voyage de Claudine au Brésil – Partie 3 : Salvador de Bahia

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Après le Brésil sauvage (voir mon carnet de voyage Pantanal) et le Brésil institutionnel et modélisé (voir mon carnet de voyage Brasilia), je me dirige vers le Brésil historique et culturel, dans le NordEste (situer Salvador de Bahia sur une carte ici)!

Au pays des couleurs et des saveurs

Pelhourinho, centre historique de Salvador de Bahia
Pelhourinho, centre historique de Salvador de Bahia

Il m’aura fallu un peu de temps pour « adhérer » à l’indolente ville de Bahia puis véritablement l’apprécier. Évidemment, en arrivant à 23h dans les ruelles calmes de Santo Antonio, je suis d’abord déçue par ce quartier aux routes pavées accidentées, bordées de trottoirs défoncés et de façades défraichies. C’est à la lumière du jour que je vais saisir les subtiles beautés de cette ville coloniale et surtout grâce aux explications de ma formidable guide. Lise parle un Français impeccable et est incollable sur l’histoire de sa ville. Elle sait faire le parallèle entre Histoire et situation politique actuelle. On plonge totalement dans les aventures de cette cité aux mille rebondissements et on se passionne pour l’actualité si complexe du pays. Ainsi, je comprends que le côté « défraichi » de la ville s’explique par le climat (chaud et humide), la situation géographique (vent et embruns marins), l’ancienneté des constructions (matériaux organiques et techniques simples) mais surtout par un contexte économique ponctué de nombreux rebondissements. En effet, la ville de Bahia a évolué au gré de la conjoncture et surtout de l’exploitation des matières premières. Lors des différentes crises qu’elle a dû traverser, il y a eu des déplacements de populations et des baisses importantes d’investissements, d’où l’aspect « ville en décrépitude »… Mais les Bahianais se chargent de rendre cette ville colorée et dynamique ! C’est ce que je préfère finalement ici : le sourire des gens et la simplicité avec laquelle semble couler le temps… Non que leur vie soit simple – ici la vie est chère, le peuple est taxé et ne voit jamais la couleur de ce qu’il a versé – mais leur musique et leurs traditions permettent de rythmer le quotidien avec allégresse ! J’ai d’ailleurs assisté à un superbe spectacle de danses traditionnelles africaines (condomblé, sorte de syncrétisme local), quelle magie ! On voit les danseurs habillés en costumes de l’époque de l’esclavage se mettre en scène avec une énergie incroyable ! Qu’ils sont beaux ! On a envie de se joindre à eux pour laisser parler les corps… Ce grand moment culturel est suivi d’un grand moment gastronomique : je déguste la fameuse moqueca de peixe. Ce plat de poissons et crevettes en sauce est accompagné de riz et on le saupoudre de farofa (farine de manioc) qui épaissit un peu le tout. Miam !

De nombreuses alternatives balnéaires

Praia do Forte, au nord de Salvador
Praia do Forte, au nord de Salvador

Au-delà de la partie culturelle de la région (on peut par exemple se rendre dans le village colonial de Cachoera pour visiter une fabrique de tabac), je recommande vivement la partie ‘sol y playa’ du coin. Il y a une ribambelle de plages tout au long de la ville de Salvador. Entre la baie de tous les saints et l’océan Atlantique, on a l’embarras du choix ! Quant à moi, je teste, un peu plus loin, les somptueuses plages de sable blanc de Praia do Forte et Guarajuba, aux eaux chaudes (je dirais pas loin de 30 degrés !). Je suis un peu déçue du village de Praia do Forte, je m’attendais à un village de pêcheurs charmant… Il s’agit en réalité d’un mini Disneyland : tout est pensé pour les touristes, des bars-restaurants aux boutiques. C’est un très bel endroit pour séjourner en mode farniente, mais n’y cherchez aucun charme ou visite culturel. J’apprécie cependant la visite du Projet Tamar, un programme de protection des tortues. J’ai l’opportunité d’en voir une multitude, ainsi que des requins, des anguilles et, plus inattendus : des petits singes trop mignons ! J’ai aussi la chance de « caresser » des raies ! Non loin de là, Guarajuba est une plage de carte postale : bordée de cocotiers et de restaurants aux excellentes spécialités locales. Je valide !
Autre alternative sympathique : l’île d’Itaparica. Encore une fois, on y va pour du farniente et de la détente. C’est un bon moment pour recharger ses batteries. Attention : en haute saison, la goélette qui s’y rend est bondée de Brésiliens écoutant la musique à fond et buvant des caipirinha à gogo !

Prendre le temps de découvrir la Bahia secrète…

C’est après plusieurs jours sur place que l’on apprend à connaître la ville de Salvador, ses gens souriants, ses adresses secrètes… Un conseil : repassez plusieurs fois aux mêmes endroits car certaines boutiques ouvrent uniquement l’après-midi et certains musées que le matin ! Ainsi, on a le droit à de nouvelles surprises à chaque fois 😉
J’apprécie particulièrement les petites galeries d’art, les cafés et restau (me consulter pour la liste d’adresses ;), les boutiques d’artisanat…
J’ai un coup de cœur pour la boutique de pierres précieuses de François, un Suisse installé là depuis des années et expert dans son domaine. Comme il dit, « venir au Brésil sans visiter une boutique de pierres, c’est comme aller en Suisse sans visiter une boutique de chocolat ou de montre ! ». A la base, je ne suis pas tellement sensible à tous ces bijoux – je les associe souvent aux vieilles dames chics. Mais là, je dois admettre que je suis totalement bluffée par sa collection ! C’est simplement incroyable : aigues-marines, émeraudes, tourmalines… de toutes les couleurs, de toutes les brillances… un régal visuel ! Je m’extasie devant tant de beauté. Il faut aussi écouter les explications de François, c’est passionnant. Avis aux amateurs/amatrices : il peut faire monter votre pierre coup de cœur sur un bijou en quelques heures seulement !

Pierres précieuses du Brésil
Pierres précieuses de chez François

Enfin, je fais le tour des dernières étapes immanquables : se promener dans le quartier populaire du port de Barra avec son grand marché alimentaire, contempler le fort de Nossa Senhora de Monte Serrat rayonnant au bord de l’Océan d’un bleu profond et, bien sûr, faire 3 vœux en serrant les nœuds de son bracelet de couleurs à l’église de Nosso Senhor do Bonfim !

Bracelets colorés pour faire un vœu à l’église Nosso Senhor de Bonfim

Voilà, je commence à peine à percer le charme de la nonchalante Bahia qu’il faut déjà partir… en route, cap vers la célèbre Rio de Janeiro … A SUIVRE !

Et vous, connaissez-vous la belle région du NordEste? Qu’en avez-vous pensé?

Si vous souhaitez y aller, contactez vite Altiplano Voyage!

 

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Claudine

L'auteur Claudine

J'ai eu la chance de barouder 6 mois en Amérique du Sud ... et cela m'a donné la passion du voyage. Quelques années plus tard, j'ai renouvelé l'expérience en partant 6 mois en Asie et en Océanie... Grâce à Altiplano, je continue de parcourir le monde chaque année !

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